
Comment devenir VTC, c’est aujourd’hui l’une des voies les plus accessibles pour exercer le transport rémunéré de personnes en France.
Contrairement au taxi, il n’y a pas de licence rare à obtenir ni de liste d’attente préfectorale. Mais le parcours reste rigoureusement encadré : conditions préalables, examen professionnel, carte professionnelle, inscription au registre national.
Ce guide détaille chaque étape dans l’ordre, avec les coûts officiels mis à jour au 1er janvier 2026.
Comment devenir VTC en France : le guide complet étape par étape
Retrouvez notre guide général taxi VTC et notre comparatif différence taxi VTC. Informations vérifiées d’après service-public.fr (mise à jour 1er janvier 2026).
Comment devenir VTC : les conditions préalables
Avant de s’inscrire à l’examen, trois conditions doivent être réunies. Le permis B depuis au moins 3 ans (ou 2 ans en conduite accompagnée). Un casier judiciaire vierge des condamnations incompatibles avec l’exercice du transport de personnes sur le bulletin n°2. Un avis médical positif (cerfa n°14880) délivré par un médecin agréé par la préfecture — pas le médecin traitant ; la liste est disponible sur le site de votre préfecture. À noter : le brevet de secourisme n’est plus obligatoire depuis les dernières évolutions réglementaires, mais reste utile et conseillé.
Étape 1 — La formation et l’examen VTC
La formation préparatoire — recommandée, non obligatoire
La formation pour devenir chauffeur VTC n’est pas légalement obligatoire, mais elle est fortement recommandée pour réussir l’examen. Elle dure entre 50 et 300 heures selon le centre de formation et le niveau du candidat. Son coût est compris entre 400 et 3 000 €, finançable via le Compte Personnel de Formation (CPF) ou les aides de France Travail. La liste des centres agréés est disponible sur le site de la CMA de votre département. La plupart proposent des cours à distance.
L’examen VTC — contenu, inscription et coût
L’examen VTC est organisé par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA). L’inscription se fait sur le site internet de la CMA de votre région. Le coût de l’inscription est d’environ 200 €, payable en ligne.
L’épreuve se déroule en deux parties. Les tests de connaissances portent sur : gestion d’entreprise et comptabilité, négociation et fidélisation commerciale (épreuve spécifique au VTC, absente de l’examen taxi), réglementation de l’activité VTC, réglementation sur les infractions sexistes et/ou sexuelles et les discriminations, règles de sécurité routière, maîtrise du français et de l’anglais.
Le test pratique est un parcours de conduite de 20 minutes en tant que chauffeur VTC. Le candidat doit préparer et sécuriser l’itinéraire. L’examinateur vérifie les connaissances géographiques, culturelles et touristiques du territoire et la capacité à accueillir un client. La réussite donne lieu à une attestation délivrée par la CMA.
Comment devenir VTC : étape 2, le statut juridique
Entreprise individuelle ou société ?
Le chauffeur VTC relève du secteur artisanal. Son entreprise doit être immatriculée au Registre National des Entreprises (RNE) via le Guichet des formalités des entreprises, quel que soit le statut juridique choisi. La CMA de votre région est votre interlocuteur principal pour vous accompagner.
Deux grandes formes juridiques sont possibles. L’entreprise individuelle — dont la micro-entreprise — offre des démarches allégées et des cotisations sociales proportionnelles au chiffre d’affaires. En 2026, le seuil de CA pour la micro-entreprise en prestations de services est de 83 600 € (77 700 € en 2025).
Inconvénient : impossibilité de déduire les frais professionnels, protection sociale réduite. La société (EURL, SASU, SARL ou SAS) permet de déduire les frais professionnels, offre une meilleure protection sociale et permet d’embaucher des salariés — mais implique des démarches administratives plus lourdes et la rédaction de statuts.
Étape 3 — La carte professionnelle VTC
Demande, coût et validité de la carte
Dès réception de l’attestation de réussite à l’examen, la carte professionnelle VTC doit être demandée — elle est indispensable pour exercer.
La démarche s’effectue en ligne sur le site des démarches simplifiées. Son coût est d’environ 60 € — après la demande, le déclarant reçoit un mail de l’Imprimerie nationale pour effectuer le paiement.
La carte est valable 5 ans sur tout le territoire national — c’est une distinction majeure avec la carte taxi, limitée au département. Elle doit être placée en évidence sur le pare-brise, visible de l’extérieur, lors de chaque course. Elle peut être retirée quand le chauffeur n’exerce pas.
L’amende pour détention d’une carte non valide est de 1 500 €. En cas de déménagement, la nouvelle adresse doit être signalée sur le registre des VTC dans le compte personnel en ligne.
Le renouvellement tous les 5 ans est conditionné à un stage de formation continue de 14 heures (2 jours), à effectuer 3 mois avant l’expiration.

Étape 4 — L’inscription au registre des exploitants VTC (REVTC)
Une obligation légale à 170 €
L’inscription au Registre des Exploitants de Voitures de Transport avec Chauffeur (REVTC) est obligatoire pour exercer légalement.
Elle s’effectue en ligne sur registre-vtc.fr et coûte 170 €, renouvelable tous les 5 ans. L’absence d’inscription est considérée comme un exercice illégal, sanctionné d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.
L’inscription donne accès à un compte personnel où tous les événements de la vie professionnelle doivent être enregistrés. Tout changement de situation — notamment l’arrêt de l’activité — doit être signalé dans un délai de 3 mois.
Documents à fournir pour la première inscription : attestation d’assurance civile professionnelle, justificatif d’immatriculation de l’entreprise (numéro SIREN), copie du certificat d’immatriculation du véhicule (carte grise), copie de la carte professionnelle VTC, et justificatif de garantie financière de 1 500 € par véhicule (non requis si le véhicule est en propriété ou en location longue durée supérieure à 6 mois).
Étape 5 — Le véhicule VTC
Critères réglementaires du véhicule VTC au 1er janvier 2026
Le véhicule VTC doit respecter les caractéristiques suivantes :
entre 4 et 9 places chauffeur compris,
ancienneté maximale de 7 ans (le véhicule doit être changé tous les 7 ans au maximum),
minimum 4 portes,
dimensions minimales de 4,50 m × 1,70 m,
puissance nette du moteur supérieure ou égale à 84 kW.
Ces limitations ne s’appliquent pas aux véhicules hybrides et électriques.
La vignette VTC rouge autocollante est obligatoire. Elle s’obtient via le compte personnel REVTC pour environ 35 €. Elle doit être apposée à l’avant du véhicule (angle bas gauche du pare-brise côté chauffeur) et à l’arrière (angle bas droit côté opposé).
Il est formellement interdit d’utiliser un dispositif extérieur lumineux — toute confusion avec l’activité taxi est prohibée.
Le contrôle technique professionnel annuel est obligatoire, à votre initiative (aucun rappel envoyé).
Une assurance responsabilité civile professionnelle est obligatoire — l’amende en cas de défaut peut s’élever jusqu’à 3 750 €.
Comment devenir VTC : plateforme ou indépendant ?
Le modèle plateforme
S’inscrire sur Uber, Bolt, Heetch, Free Now, Marcel, LeCab ou d’autres plateformes donne accès immédiatement à une clientèle sans effort commercial. La plateforme transmet les demandes de courses contre une commission prélevée sur chaque trajet.
Certaines plateformes proposent des parcours clés en main incluant la formation et l’inscription à l’examen. Depuis l’accord du 19 septembre 2023, les plateformes ont des obligations de garantie minimale : 9 € par course minimum, 30 € par heure travaillée minimum, 1 € par kilomètre parcouru minimum.
Ces montants s’entendent déduction faite de la commission plateforme.
Le modèle indépendant
Développer sa propre clientèle — via un site de réservation, les avis Google, des partenariats avec des hôtels ou des agences de voyage — permet de fixer ses propres tarifs et de conserver 100 % du chiffre d’affaires.
Ce modèle demande un investissement initial en temps et en marketing, mais offre une rentabilité nettement supérieure sur le long terme et une indépendance totale.
C’est le modèle de Smart Moov à Biarritz. Notre article le métier de chauffeur VTC compare les deux modèles en détail.
Les règles à respecter lors des courses
Chaque course doit s’effectuer suite à une réservation préalable. La maraude — physique ou électronique — est formellement interdite aux VTC. Après chaque course, si aucune réservation n’est enregistrée, le chauffeur doit retourner à son domicile ou dans un parking hors chaussée.
Autour d’une gare ou d’un aéroport, le stationnement en attente d’un client ayant réservé est toléré dans la limite d’une heure. Depuis le 29 octobre 2025, le justificatif de réservation doit mentionner le numéro d’inscription REVTC et le numéro SIREN de l’exploitant.
En cas d’exercice sans réservation : 1 an d’emprisonnement, 15 000 € d’amende, immobilisation du véhicule 1 an, suspension du permis 5 ans.
Questions fréquentes — devenir chauffeur VTC
Combien de temps faut-il pour devenir chauffeur VTC ?
Avec une préparation sérieuse, comptez 3 à 6 mois entre le début de la formation et l’obtention de la carte professionnelle. C’est plus rapide que le parcours taxi (6 à 18 mois), car il n’y a pas d’ADS à obtenir.
Combien coûte le parcours pour devenir VTC ?
Formation : entre 400 et 3 000 € (finançable via CPF). Inscription à l’examen CMA : environ 200 €. Carte professionnelle : environ 60 €. Inscription REVTC : 170 €. Vignette VTC : environ 35 €. Budget total hors véhicule et assurance : entre 800 et 3 500 € selon le niveau de formation choisi.
Faut-il passer par une plateforme pour exercer comme chauffeur VTC ?
Non. Le chauffeur VTC peut exercer librement en indépendant avec sa propre clientèle, via une ou plusieurs plateformes, ou pour une société de VTC. Le modèle indépendant est souvent plus rentable sur le long terme mais nécessite un effort commercial initial.
Un chauffeur VTC peut-il prendre un client dans la rue ?
Non — c’est une infraction pénale. La maraude physique et électronique est strictement réservée aux taxis. En cas d’infraction : 1 an d’emprisonnement, 15 000 € d’amende, immobilisation du véhicule 1 an et suspension du permis 5 ans.
Quelle est la différence entre devenir VTC et devenir taxi ?
Le VTC n’a pas besoin d’ADS et peut exercer sur tout le territoire national dès le premier jour. Le taxi a le droit de maraude mais est limité géographiquement à son ADS. Parcours VTC plus rapide (3 à 6 mois) et moins coûteux en droits d’entrée. Notre article différence taxi VTC détaille toutes les distinctions.
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