comment devenir taxi

Comment devenir taxi en France est une question qui mérite une réponse précise : le parcours ne s’improvise pas.

Il exige de remplir des conditions personnelles strictes, de réussir un examen professionnel, d’obtenir une autorisation de stationnement — la licence — et d’équiper un véhicule conforme à la réglementation. Ce guide détaille chaque étape dans l’ordre, avec les coûts réels issus des sources officielles.

Retrouvez notre guide général taxi VTC et notre comparatif différence taxi VTC.

Informations vérifiées d’après service-public.fr (mise à jour 16 septembre 2025).

Comment devenir taxi en France : le guide complet étape par étape

Ce guide détaille chaque étape dans l’ordre, avec les coûts réels issus des sources officielles.

Comment devenir taxi : les conditions préalables

Avant toute démarche, quatre conditions doivent être réunies simultanément.

Le permis B depuis au moins 3 ans (ou 2 ans en conduite accompagnée).

Un casier judiciaire vierge des condamnations listées par la réglementation sur le bulletin n°2.

Un avis médical positif (cerfa n°14880) délivré par un médecin agréé par la préfecture — pas le médecin traitant ; la liste des médecins agréés est disponible sur le site de votre préfecture.

Une formation aux premiers secours de niveau 1 (PSC1) datant de moins de 2 ans. La préfecture vérifie l’ensemble de ces pièces lors de la demande de carte professionnelle.

Comment devenir taxi : choisir son statut

Trois statuts sont possibles pour exercer le métier de chauffeur de taxi.

Artisan indépendant

Propriétaire de sa licence et de son véhicule, le chauffeur artisan perçoit l’intégralité de ses recettes. Il doit créer son entreprise — micro-entrepreneur, EI, EURL ou SASU en solo ; SARL ou SAS avec associés — et l’immatriculer au Registre National des Entreprises (RNE) via le Guichet des formalités des entreprises. La Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) accompagne les artisans dans toutes leurs démarches. C’est le statut offrant la plus grande autonomie et, à terme, la meilleure rentabilité.

Locataire de licence

Le chauffeur loue une ADS auprès d’une entreprise spécialisée. Il signe un contrat de location-gérance d’une durée minimale d’un an et verse un loyer mensuel — à Paris, ce loyer est d’environ 3 500 € par mois. Il crée sa propre entreprise, perçoit la totalité de ses recettes, mais n’est pas couvert par l’assurance chômage en cas d’arrêt d’activité. C’est l’entreprise de location qui assure l’entretien du véhicule.

Salarié d’une société de taxi

Lié par un contrat de travail, le chauffeur salarié perçoit un salaire fixe auquel s’ajoute un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé au compteur. L’entreprise fournit le véhicule, l’ADS et en assure l’entretien et l’assurance. C’est le statut le moins risqué financièrement, mais le moins autonome.

Étape 1 — La formation et l’examen CCPCT

La formation préparatoire — recommandée, non obligatoire

La formation pour devenir taxi n’est pas légalement obligatoire, mais elle est fortement recommandée pour avoir une chance de réussir l’examen. Elle dure entre 50 et 300 heures environ selon le centre et le niveau du candidat. Son coût est compris entre 400 et 3 000 €. Elle est finançable via le Compte Personnel de Formation (CPF) ou avec les aides de France Travail pour les demandeurs d’emploi. La liste des centres de formation agréés est disponible sur le site de votre préfecture. La plupart des centres proposent des cours à distance.

L’examen CCPCT — contenu et organisation

Le CCPCT (Certificat de Capacité Professionnelle de Conducteur de Taxi) est organisé par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA). L’inscription se fait sur le site internet de la CMA de votre région.

L’épreuve se déroule en deux parties. Les tests de connaissances portent sur : gestion d’entreprise et comptabilité, réglementation de l’activité taxi, réglementation sur les infractions sexistes et/ou sexuelles et les discriminations, règles de sécurité routière, maîtrise du français et de l’anglais. Le test pratique est un parcours de conduite de 20 minutes en tant que chauffeur de taxi. Le candidat doit préparer et sécuriser l’itinéraire. L’examinateur vérifie ensuite les connaissances géographiques, culturelles et touristiques du territoire, la capacité à accueillir un client et la capacité à facturer et à utiliser le terminal de carte bancaire. La réussite donne lieu à une attestation délivrée par la CMA.

Étape 2 — La carte professionnelle de taxi

Demande, coût et validité de la carte

Après réussite à l’examen, la carte professionnelle se demande auprès de la préfecture via le site des démarches simplifiées. Son coût est d’environ 60 €, payable en ligne. La carte est valable 5 ans et donne le droit d’exercer dans le département où l’examen a été passé. Pour exercer dans d’autres départements (jusqu’à 4 maximum), un stage de mobilité interdépartementale de 14 heures (35 heures pour Paris) est requis, suivi d’une demande de nouvelle carte au même tarif. Le renouvellement tous les 5 ans est conditionné à une formation continue de 14 heures (2 jours), à effectuer 3 mois avant l’expiration.

Documents à fournir : carte d’identité (CNI recto/verso) ou passeport, permis de conduire en cours de validité, attestation de réussite à l’examen, avis médical positif (cerfa n°14880), deux photos récentes.

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Étape 3 — L’autorisation de stationnement (ADS)

L’autorisation de stationnement (ADS) — appelée aussi « plaque » ou « licence » — est obligatoire pour tous les taxis. C’est elle qui confère le droit exclusif de maraude : seul le taxi détenteur d’une ADS peut prendre un client qui le hèle dans la rue ou stationner dans une station officielle. Le périmètre du territoire couvert par l’ADS doit être enregistré dans le taximètre du véhicule.

Trois façons d’obtenir une ADS

Demande gratuite en mairie. Le candidat s’inscrit sur une liste d’attente. Les ADS obtenues gratuitement après le 1er octobre 2014 sont valables 5 ans, renouvelables de droit sans démarche — mais non cessibles. L’attente peut durer de quelques mois à plusieurs années selon la ville.

Achat à un autre taxi. Les anciennes ADS (antérieures à 2014) ont une valeur marchande sur le marché secondaire. Leur prix varie selon la ville — quelques milliers d’euros en province, plusieurs dizaines de milliers dans les grandes agglomérations. C’est la voie la plus rapide mais la plus coûteuse.

Location auprès d’une entreprise spécialisée. Contrat de location-gérance d’un an minimum. Loyer mensuel variable selon la ville — environ 3 500 € à Paris. L’entreprise entretient le véhicule. Attention : il n’est pas possible d’obtenir ni de louer une ADS sans détenir préalablement la carte professionnelle.

Étape 4 — Le véhicule taxi

Équipements obligatoires et contrôle technique

Le véhicule taxi (9 places maximum chauffeur compris) doit obligatoirement comporter les éléments suivants : un rectangle lumineux sur le toit avec la mention « taxi » et le nom de la commune (vert = libre, rouge = occupé), un taximètre mesurant le temps et la distance, un smartphone avec connexion internet et application chauffeur agréée par le.taxi (la maraude électronique est obligatoire depuis décembre 2021), un terminal de paiement électronique, une imprimante reliée au compteur pour délivrer la note de course, et une plaque visible de l’extérieur indiquant le numéro d’ADS et les départements d’exercice. Le contrôle technique professionnel est obligatoire la première année puis une fois par an, à votre initiative (aucun rappel n’est envoyé). Une assurance responsabilité civile professionnelle est obligatoire.

La convention CPAM pour les transports médicaux

Les taxis dits « conventionnés » effectuent le transport assis de personnes malades ou médicalisées. En application de la convention-cadre nationale adoptée le 13 mai 2025 par la CPAM, les taxis signent une convention locale qui définit les tarifs et les conditions de transport. Depuis le 1er octobre 2025, une nouvelle tarification est en vigueur. La convention est valable 5 ans. Ce segment peut représenter une part significative du chiffre d’affaires selon la localisation. Les taxis conventionnés doivent également proposer le transport partagé pour certains types de soins (dialyse, chimiothérapie, radiothérapie…), dans des conditions encadrées par la convention.

Comment devenir taxi : revenus et premières années

Les revenus d’un chauffeur de taxi varient fortement selon le statut, la ville et les horaires pratiqués. En artisan indépendant dans une ville de taille moyenne, le revenu net mensuel se situe généralement entre 1 800 et 2 800 € après déduction du carburant, de l’entretien et des charges sociales. Dans les zones touristiques actives — comme Biarritz en haute saison — les revenus peuvent être supérieurs, mais la saisonnalité pèse sur l’équilibre annuel.

Il est conseillé de constituer une réserve financière avant de se lancer et de préparer un business plan — indispensable pour convaincre les banques et piloter l’activité sur les 3 premières années. La CMA de votre région peut vous accompagner dans ces démarches.

Questions fréquentes — devenir taxi en France

Combien de temps faut-il pour devenir taxi ?

La préparation à l’examen CCPCT dure généralement 3 à 6 mois. La carte professionnelle suit rapidement la réussite à l’examen. L’ADS est la variable la plus imprévisible : quelques semaines en cas de rachat sur le marché secondaire, plusieurs années via la liste d’attente mairie. Compter entre 6 et 18 mois pour être pleinement opérationnel.

Combien coûte le parcours pour devenir taxi ?

Formation préparatoire : entre 400 et 3 000 € (finançable CPF). Carte professionnelle : environ 60 €. ADS : gratuite via la mairie (mais attente) ou achetée sur le marché secondaire à un prix qui varie selon la ville. Location d’ADS : environ 3 500 €/mois à Paris.

La formation taxi est-elle obligatoire ?

La formation préalable à l’examen n’est pas légalement obligatoire — mais elle est indispensable en pratique. La formation continue de 14 heures tous les 5 ans est, elle, obligatoire pour le renouvellement de la carte professionnelle.

Quelle est la différence entre devenir taxi et devenir VTC ?

Le taxi nécessite une ADS difficile à obtenir mais donne le droit exclusif de maraude dans sa zone. Le VTC n’a pas besoin de licence mais ne peut exercer que sur réservation préalable, sur tout le territoire national. Le parcours VTC est généralement plus rapide (3 à 6 mois) et moins coûteux en droits d’entrée. Notre article différence taxi VTC détaille toutes les distinctions.

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